Contact
Mike Wright : Directeur Capucine Carrelet : Coordinatrice des projets culturels et artistiques Laure Ballester : Coordinatrice des secteurs d’activités et des manifestations Agnès Meysenq : Comptable Michel Bellanger : Responsable de l’organisation logistique et régisseur Chrystelle Massa-Monereau et Melissa Maggio-Lopez : Responsables des inscriptions et de la communication numérique
Mjc Martigues
Boulevard Emile Zola
13500 Martigues
04 42 07 05 36
Carte

D’ici-d’ailleurs

Des liens entre habitant·es et exilé·es

Les ateliers

D’une part, des bénévoles et des animateur·rices concernés et impliqués pour aider à la construction de ce pont fragile que représente la langue. De l’autre, des hommes et des femmes cherchent à renforcer le lien avec ce pays auquel ils·elles ont demandé protection. Ils·elles partagent à travers le chant, le cinéma, la conversation des moments forts qui se prolongent parfois au-delà de la Maison et nouent des relations humaines nécessaires pour chacun·e.

Ateliers de conversation en français ouverts à tous

animés par Catherine Daumont, Salma Sallemi, Régine Aubert, Hervé Nédélec, Brigitte Savard, Yovanna Montoya, Elsa Picard, David Sauvayre

mercredi 15h/16h30 – lunid 16h30/17h30

Des temps d’accueil, d’échanges pour se rencontrer et pratiquer ensemble la langue française. Ces ateliers ne sont pas des cours de français, ils sont tournés vers la conversation à l’aide de supports favorisant la prise de parole. Des lieux d’expression, où chacun·e peut se raconter, mais aussi s’intéresser aux habitudes, modes de relations et coutumes des pays d’origine ou de résidence des participants, faire se croiser des expériences, ou encore dialoguer sur des thèmes d’actualité, de la vie quotidienne.

Partenariat : MJC / HUDA hébergement d’urgence des demandeurs d’asile du foyer Adoma La Coudoulière de Martigues.

Chant d’ici-d’ailleurs

Atelier choral animé par Jean-Jacques Blanc

Tous les lundis 17h30/19h

Cet atelier permet la rencontre entre gens d’ici et d’ailleurs par le biais du chant choral, où s’explorent les chants et les rythmes du monde, confrontant chacun·e à des langues étrangères. Pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas encore le français, en complément de l’atelier de conversation, le chant est d’une aide précieuse dans l’apprentissage oral de la langue.

L’atelier chansigne (en LSF langue des signes française) partage le répertoire de cette chorale.

Tous les ateliers « d’ici-d’ailleurs » sont associés au secteur des langues, ils participent à la Fête des Langues, organisée en mai ou juin, où s’entendent et se partagent toutes les langues parlées et chantées à la MJC.

A noter : les demandeur·ses d’asile, enfants, jeunes et adultes sont accueillis gratuitement sur toutes les activités qu’ils souhaitent pratiquer (seule la carte d’adhésion leur est demandée).

Hospitalité

Hospitalité co-construction d’actions et de projets sur le thème : « Martigues ville accueillante, imaginons-la ensemble ! »

En 2019, la Ville de Martigues a adhéré à l’association nationale des villes et territoires accueillants (ANVITA).

Dans le sillage de cette décision politique, sont nées deux dynamiques complémentaires :

A – Rassembler toutes les structures et collectifs qui s’occupent des migrants à un moment donné de leur parcours : organismes publics, associations et militants.

Il s’agit de mieux connaître les rôles et fonctions de chacun·e, de fédérer un réseau d’acteur·rices qui peut entrer en contact face à des situations qui dépassent les compétences individuelles, de recenser les manques sur notre territoire, d’aider à repérer les grandes détresses, et de faire des propositions destinées aux pouvoirs publics et à l’initiative citoyenne.

Structures participantes : ATSA Accueil temporaire service de l’asile, Addap13 (éducateurs de mineurs), AECD (formation), Chantiers de Figuerolles et Graines de soleil (insertion), Pôle emploi, services sociaux, CIO centre d’information et d’orientation, Maison de la solidarité, Point d’appui du pays de Martigues, Adoma, ASTI association d’aide à tous les immigrés, hôpital, médiathèque Louis Aragon, collège Paul Eluard (classe d’accueil d’élèves primo-arrivants), et les associations militantes réunies en Collectif solidarité migrant·es de Martigues : RESF réseau éducation sans frontières, Ligue des droits de l’Homme, Amnesty international, réseau Welcome, ACAT action des chrétiens pour l’abolition de la torture, collectif Palestine, France-Amérique latine, Le rallumeur d’étoiles (café associatif), CCFD-Terre solidaire, Mouvement de la paix.

Un diagnosticpartagé est en cours de réalisation.

B – En parallèle et avec le Collectif solidarité migrant·es, des rendez-vous pour élaborer ce que serait une ville accueillante.

Une première journée s’est concrétisée le samedi 28 septembre 2019 qui a accueilli une centaine de personnes, habitant·es, migrant·es, militant·es, élu·es…

Après une introduction de Marie-Christine Vergiat (ex-députée européenne et présidente de la Ligue des droits de l’Homme) et Jean-Pierre Cavalié (ancien responsable de la CIMADE, maintenant délégué du réseau Hospitalité en région Sud), des petits groupes ont commencé à travailler sur un diagnostic et des propositions, à partir de l’expérience des migrant·es et des initiatives d’hospitalité déjà existantes sur le territoire.

L’idée d’une maison de l’hospitalité s’est progressivement dessinée et il s’agit de poursuivre les rencontres, afin d’arriver à formuler des propositions concrètes et réalisables. En effet, la question de l’accueil intéresse et interroge un grand nombre de citoyen·nes, qui ont vocation à devenir des interlocuteur·rices valables des pouvoirs publics en matière de qualité de vie et d’éthique sur leur territoire.

Compte-rendu des constats, réflexions et propositions issues des groupes de travail

  • Manque de conseils juridiques en vue de l’obtention des papiers, d’aide à l’élaboration des récits, éloignement de la Préfecture, obligation pour les mineurs non accompagnés et pas encore pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance de pointer tous les quinze jours à Marseille dans un bureau différent à chaque fois. Mettre en place une permanence juridique (aide aux démarches, recours etc.)
  • Aide psychologique : de nos diagnostics et relevés des difficultés rencontrées, des médecins à la retraite se sont regroupés pour travailler un projet d’interventions psychiatriques auprès des migrant·es dont nous avions repéré la santé mentale fragilisée.
  • Foyer Adoma d’hébergement des demandeurs d’asile : les locaux ne sont pas adaptés aux familles, pas de salle commune pour des activités ensemble.
  • Les transports : à partir d’une certaine heure plus de transports en commun. Le foyer de résidence des demandeur.ses d’asile étant éloigné du centre-ville et de la MJC, la mobilité est un enjeu crucial pour leur participation aux activités qui leur sont destinées et à leur insertion sociale. Faciliter la mobilité des exilé·es : en partenariat avec l’association Les vélos de l’étang (récupération et réparation de vélos, promotion de ce mode de déplacement doux), des vélos sont fournis aux réfugié.es qui en font la demande. Les accessoires complémentaires (casques, anti-vols…) font l’objet d’un appel à don annuel auprès des adhérent.es des 2 associations.
  • Manque d’informations et de propositions pour faire des activités culturelles, sportives ou de loisirs – problème de la gratuité et d’accès à certaines activités – la médiathèque est un exemple d’accueil et d’ouverture (plusieurs demandeur·ses la fréquentent régulièrement).
  • Formation linguistique et professionnelle : aide aux démarches auprès de Pôle Emploi – meilleure connaissance des lieux d’alphabétisation et d’apprentissage du français et de soutien scolaire. Un recensement des cours et ateliers de français a été effectué, il est à disposition dans plusieurs lieux.
  • Accès à la santé : être mieux informés et accompagnés.

Une maison de l’Hospitalité ?

Un lieu qui soit à la fois un « guichet » unique pour mieux orienter les demandeur·ses en fonction de leurs besoins (conseils, soins, contacts en cas d’urgence etc.) – un lieu de convivialité (café, repas ?), de rencontres, de partage des cultures pour promouvoir un vrai « vivre-ensemble » – un mode de gestion en commun – un lieu de copartage (co-voiturage, co-services, aides mutuelles et diverses etc.).

  • Une meilleure synergie entre les partenaires associatifs, la ville et les institutions concernées. Création d’un groupe de travail et de coordination des initiatives et des besoins – un collectif est à l’œuvre pour harmoniser nos actions et mieux gérer en commun nos savoir-faire.
  • Possibilité de s’impliquer comme bénévoles dans des associations caritatives et humanitaires – plusieurs remarques concernent le refus que certains demandeur·ses ont eu lorsqu’ils se sont proposés à donner un coup de main – vouloir être acteurs de la solidarité.
  • Rôle et action de la ville de Martigues : créer un statut qui soit signe que la ville prend les exilé·es sous sa protection, rendre visible que la ville appartient désormais à l’ANVITA (panneaux aux entrées …).
  • Une plus grande visibilité et un meilleur accès aux médias pour faire tomber les barrières, montrer ce qu’il y a de commun entre nous.
  • Question de l’hébergement : trouver un cadre juridique pour gérer des hébergements en dehors des structures officielles, à l’image des réseaux Welcome JRS, Ramina ou le réseau Hospitalité – ne pas oublier que les associations sont aux deux bouts de la « chaîne » : héberger et accompagner celles·ceux qui ne sont pas encore pris en charge, et celles·ceux qui ont été déboutés et qui se retrouvent à la rue (même en cas de recours).

En guise de conclusion provisoire, toutes ces pistes montrent que les idées et les forces actives ne manquent pas. Ces propositions sont en partie le fruit de l’expérience des différentes associations et mouvements qui depuis longtemps œuvrent dans ce sens dans notre ville. Elles témoignent de la volonté des participant·es de résister à tout ce qui peut porter atteinte à la dignité.

De nouveaux rendez-vous seront proposés au cours de la saison 2020/2021.

D'ici-d'ailleurs - mjc-martigues